Patrimoine local

L Eglise

(Extrait du live De Léon Collard)

L’église de Saint-Germai-la-Ville se compose d’un clocher d’une assez haute élévation(30 mètres),sa partie supérieure affecte la forme d’une coupole qui est surmontée d’un campanile de forme quadrangulaire. L’escalier qui donne accès au clocher se développe dans une tour,haute de 7 mètres qui se termine en pyramide octogonale. Le clocher est établit au point d’intersection de la nef, des transepts et du choeur. Il a été construit de 1694à 1700 en même temps que le choeur et le maître autel.

Extérieurement, au couchant de l’église un porche a été construit en 1841,il se compose uniquement d’un ouvrage en charpente recouvert d’un toit de forme pyramidale. Ce porche abrite un portail qui date de la construction de la nef, les arceaux en plein ceintre sont rehaussés par des sculptures en mosaïque de style naïf.

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Du coté sud est aménagée une porte d’entrée à deux battatssurmontée de l’inscription « Domus mea est domus orationis ». Dans le collatéral nord se trouve également une porte à deux battants. La nef principale de l’église est composée de quatre travées datées d XII au XIIIème siècle, on y trouve tous les caractères du style de transition du roman au gothique. La nef s’appuie sur une double rangée de colonnes soit formées d’un seul fût solide soit de colonnettes élégantes. Pas un seul des chapiteaux de ces colonnes ne présente le même motif. Au dessus des arcades règne un bandeau qui reproduit à peu près les enjolivements du portail ouest.A l’extrémité occidentale de la nef est établi l’orgue qui date de 1832 ( fourni par M.Salmon facteur, à Vitry le François). Du coté gauche de la nef se trouve la chaire à prêcher qui porte l’inscription Audite verbum Dei ». Parallèlement à la nef principale s’étend de chaque coté une nef moins élevée , ce sont les collatéraux, dans le collatéral sud se trouve les fonds baptismaux, dans celui du nord, le confessionnal.

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Le choeur a deux travées dans le sens longitudinal d la nef, les piliers qui séparent les deux travées n’ont plus la forme arrondie et tous ont la même disposition.Le plafond du choeur est au même niveau que celui de la nef, il est voûté en arc de cloître.La statue de Saint 2loi est adossée au premier pilier de doite du choeur, celle de Sainte Agathe au premier pilier de gauche. Les transepts sont comme le choeur, à deux travées d’égale hauteur, ils reçoivent le jour par deux larges fenêtres. La chapelle de Saint-germain est établie dans le transept nord, celle de la Sainte-Vierge dans le transept sud.

Le sanctuaire est à cinq pans,la travée du milieu est occupée par le maître-autel, les autres possèdent chacune une fenêtre de même style qui éclairent les transepts et le choeur.

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Les cloches : la petite cloche a été descendu du clocher en 1793 et transportée à Metz pour couler des canons. La grosse cloche qui pèse 1300 kgs comporte l’inscription suivante :

« L’an mille cinq cent trente quatre me levèrent Gilles de Luxembourg,Per de france, évêque de Châlons et Jehanne veuve de feu Riquet Adam et Jehan Thévenin et Jehanne sa femme, Etienne Vairon et Françoise sa femme, Alain Dauphin e Françoise sa femme, Jehan Coutin et Isabeau sa femme »

L’horloge installée sur le clocher a été déplacée sur la mairie suite à une délibération du conseil municipal du 3 août 1879.

La Craie

Jusqu’en 1873 ,l’industrie de la craie se bornait à une dizaine de fabriques de blanc de craie dont 2 à Saint-germain et 8 à Chepy. Des manèges conduits par des chevaux et se contentant de travailler à temps perdu occupaient les gens de la maison à la fabrication de boules de blanc de 1 kg, ensemble elles fournissaient environ un million de kgs par an.

En 1873 et 1874 deux fabriques importantes s’installent dan la commune. L’une actionnée par une chute ’eau de la Moivre (propriétaire M J Hoffet de Chalons), l’autre ayant la vapeur comme force motrice est établie par Monsieur Collard Alexandre de Saint-Germain. Les deux fabriques ont transformé la fabrication du blanc de craie : Par suite de lavages bien et de dépôts bien organisés, le blanc obtenu est plus fin, après séchage il est amené au moulin et transformé en poudre impalpable. janvier 1884 ces deux entreprises qui se faisaient concurrence sur les marchés Belge et allemand se sont réunies sous la dénomination  » ociété des Blancs minéraux de la Marne ».En 1885 7 millions de kgs ont été exportés.